Smartphone – Partie 9
Utilisation
Une étude menée par le Centre de recherche sur l'éclairage (LRC) de l'Institut polytechnique Rensselaer (RPI) a conclu que les smartphones, ou tout appareil rétroéclairé, peuvent perturber gravement les cycles du sommeil.
Certaines personnes peuvent développer une dépendance psychologique à leur smartphone, ce qui peut engendrer de l'anxiété lorsqu'elles s'en séparent.
Un « smombie » (contraction de « smartphone » et « zombie ») est une personne qui marche en utilisant son smartphone sans faire attention, risquant ainsi un accident. Ce phénomène social est de plus en plus fréquent. Le problème des piétons lents et distraits, causé par les utilisateurs de smartphones, a conduit à la création temporaire d'une « voie piétonne » à Chongqing, en Chine. Face à ce même problème, la ville d'Augsbourg, en Allemagne, a installé des feux de signalisation pour piétons dans la chaussée.
Au volant
L'utilisation du téléphone portable au volant – appels, SMS, lecture de fichiers multimédias, navigation web, jeux, utilisation d'applications de cartographie ou autres fonctionnalités – est courante mais controversée, car elle est largement considérée comme dangereuse en raison de ce que l'on appelle la distraction au volant. Il est prouvé que la distraction au volant augmente le risque d'accidents. En septembre 2010, la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration) américaine a rapporté que 995 personnes avaient été tuées par des conducteurs distraits par leur téléphone. En mars 2011, la compagnie d'assurance américaine State Farm Insurance a publié les résultats d'une étude montrant que 19 % des conducteurs interrogés utilisaient leur smartphone pour accéder à Internet au volant. De nombreuses juridictions interdisent l'utilisation du téléphone portable au volant. En Égypte, en Israël, au Japon, au Portugal et à Singapour, les appels, qu'ils soient passés avec un téléphone portable tenu en main ou en mode mains libres (avec haut-parleur), sont interdits. Dans d'autres pays, notamment au Royaume-Uni et en France, ainsi que dans de nombreux États américains, seuls les appels passés avec un téléphone tenu en main sont interdits, tandis que les appels mains libres restent autorisés.
Une étude de 2011 a révélé que plus de 90 % des étudiants interrogés envoyaient, répondaient ou lisaient des SMS au volant. Les publications scientifiques sur les dangers liés à l'envoi de SMS au volant sont limitées. Une étude de simulation menée à l'Université de l'Utah a révélé que les accidents liés à la distraction au volant étaient six fois plus fréquents lors de l'envoi de SMS. La complexité croissante des smartphones a engendré des difficultés supplémentaires pour les forces de l'ordre, qui peinent à distinguer les différents usages du téléphone par les conducteurs. Ce problème est plus marqué dans les pays interdisant à la fois l'utilisation du téléphone au volant, avec ou sans kit mains libres, que dans ceux interdisant uniquement l'utilisation du téléphone au volant. En effet, les agents ne peuvent pas facilement déterminer la fonction utilisée par le conducteur en se basant uniquement sur son apparence. Cela peut conduire à des contrôles routiers pour utilisation illégale du téléphone (appel) alors que le conducteur l'utilisait légalement, par exemple en utilisant les commandes intégrées de son autoradio, de son GPS ou de son système de navigation.
Une étude de 2010 a analysé la fréquence d'utilisation du téléphone au volant à vélo et ses effets sur le comportement et la sécurité. En 2013, une enquête nationale américaine a révélé que près d'un conducteur sur quatre déclarait utiliser son téléphone pour accéder à Internet en conduisant. Une étude menée par l'Université de Vienne a examiné des solutions pour réduire les usages inappropriés et problématiques des téléphones portables, notamment leur utilisation au volant.
Les accidents impliquant un conducteur distrait par un appel téléphonique sont désormais poursuivis pour négligence, au même titre que les excès de vitesse. Au Royaume-Uni, depuis le 27 février 2007, les automobilistes surpris à utiliser un téléphone portable au volant se voient infliger un retrait de trois points sur leur permis, en plus d'une amende de 60 £. Cette mesure a été instaurée afin de lutter contre l'augmentation du nombre de conducteurs ne respectant pas la loi. Le Japon interdit toute utilisation du téléphone au volant, y compris les kits mains libres. La Nouvelle-Zélande a interdit l'utilisation du téléphone portable au volant depuis le 1er novembre 2009. Aux États-Unis, de nombreux États ont interdit l'envoi de SMS au volant. L'Illinois est devenu le 17e État américain à appliquer cette loi. En juillet 2010, 30 États interdisaient l'envoi de SMS au volant, le Kentucky étant le dernier en date à les rejoindre le 15 juillet.
Public Health Law Research tient à jour une liste des lois relatives à la distraction au volant aux États-Unis. Cette base de données législatives offre un aperçu complet des dispositions des lois qui restreignent l'utilisation des appareils mobiles au volant dans les 50 États et le District de Columbia entre 1992, date d'adoption de la première loi, et le 1er décembre 2010. L'ensemble de données contient des informations sur 22 variables dichotomiques, continues ou catégorielles, notamment les activités réglementées (par exemple, envoyer des SMS par rapport aux appels, utiliser un téléphone mains libres par rapport à un téléphone portable, naviguer sur le Web, jouer), les populations cibles et les exemptions.
Link 1
Link 2
Link 3
Link 4
Link 5
Link 6
Link 7
Link 8
Link 9
Ajouter un commentaire