Réseaux sociaux, partie 1
Un réseau social est une structure sociale composée d'un ensemble d'acteurs sociaux (individus ou organisations), de réseaux de liens dyadiques et d'autres interactions sociales entre ces acteurs. L'approche par les réseaux sociaux offre un ensemble de méthodes pour analyser la structure d'entités sociales entières, ainsi que diverses théories expliquant les schémas observés dans ces structures. L'étude de ces structures utilise l'analyse des réseaux sociaux pour identifier les schémas locaux et globaux, localiser les entités influentes et examiner la dynamique des réseaux. Par exemple, l'analyse des réseaux sociaux a été utilisée pour étudier la propagation de la désinformation sur les plateformes de médias sociaux ou pour analyser l'influence de personnalités clés au sein des réseaux sociaux.
L'étude des réseaux sociaux et leur analyse constituent un domaine académique intrinsèquement interdisciplinaire, issu de la psychologie sociale, de la sociologie, des statistiques et de la théorie des graphes. Georg Simmel a élaboré les premières théories structurales en sociologie, mettant l'accent sur la dynamique des triades et le « réseau d'affiliations de groupe ». Jacob Moreno est reconnu pour avoir développé les premiers sociogrammes dans les années 1930 afin d'étudier les relations interpersonnelles. Ces approches ont été formalisées mathématiquement dans les années 1950 et les théories et méthodes des réseaux sociaux se sont largement répandues dans les sciences sociales et comportementales dès les années 1980. L'analyse des réseaux sociaux est aujourd'hui un paradigme majeur de la sociologie contemporaine et est également utilisée dans plusieurs autres sciences sociales et formelles. Avec d'autres réseaux complexes, elle fait partie du champ émergent de la science des réseaux.
Aperçu : Le réseau social est un concept théorique utile en sciences sociales pour étudier les relations entre individus, groupes, organisations, voire sociétés entières (unités sociales, voir différenciation). Ce terme désigne une structure sociale déterminée par ces interactions. Les liens qui unissent une unité sociale donnée représentent la convergence de ses différents contacts sociaux. Cette approche théorique est, par nature, relationnelle. Un axiome de l'approche par les réseaux sociaux pour comprendre l'interaction sociale est que les phénomènes sociaux doivent être conçus et étudiés principalement à travers les propriétés des relations entre et au sein des unités, plutôt qu'à travers les propriétés de ces unités elles-mêmes. Ainsi, une critique fréquente de la théorie des réseaux sociaux est qu'elle néglige souvent l'action individuelle, même si cela n'est pas toujours le cas en pratique (voir la modélisation multi-agents). C'est précisément parce que de nombreux types de relations, isolées ou combinées, constituent ces configurations de réseaux que l'analyse de réseaux est utile à un large éventail de recherches. En sciences sociales, ces domaines d'étude comprennent, entre autres, l'anthropologie, la biologie, les sciences de la communication, l'économie, la géographie, les sciences de l'information, les sciences des organisations, la psychologie sociale, la sociologie et la sociolinguistique.
Historique : À la fin des années 1890, Émile Durkheim et Ferdinand Tönnies ont tous deux esquissé l'idée de réseaux sociaux dans leurs théories et leurs travaux sur les groupes sociaux. Tönnies soutenait que les groupes sociaux peuvent exister sous forme de liens sociaux personnels et directs unissant des individus partageant des valeurs et des croyances (Gemeinschaft, terme allemand souvent traduit par « communauté ») ou sous forme de liens sociaux impersonnels, formels et instrumentaux (Gesellschaft, terme allemand souvent traduit par « société »). Durkheim a proposé une explication non individualiste des faits sociaux, arguant que les phénomènes sociaux émergent lorsque les interactions entre individus constituent une réalité qui ne peut plus être rendue par les seules propriétés des acteurs individuels. Georg Simmel, au tournant du XXe siècle, a mis en lumière la nature des réseaux et l'influence de leur taille sur les interactions, et a examiné la probabilité d'interaction au sein de réseaux peu structurés plutôt qu'au sein de groupes.
Link 1
Link 2
Link 3
Link 4
Link 5
Link 6
Link 7
Link 8
Link 9
Link 10
Link 11
Link 12
Link 13
Link 14
Link 15
Link 16
Link 17
Link 18
Link 19
Link 20
Link 21
Link 22
Link 23
Link 24
Link 25
Link 26
Link 27
Link 28
Ajouter un commentaire